Stoker

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Tu vois ça, c'est le genre de film que tu regarde quand t'as du temps. Il s'agit pas forcément de temps à perdre, mais il s'agit surtout de temps dont tu ne sais pas vraiment quoi faire. Par exemple, un dimanche de décembre, il pleut dehors, il fait nuit à 15h00, et comme t'a pas de vie sociale, personne ne risque de t’appeler et de te demander de venir sortir. Bon, alors c'est dans ces moments là que tu te met à avoir envie de regarder des films, et moi, c'est dans un de ces moments là que je me suis mise à regarder Stoker.

Mais attention, regarder un truc comme ce film, ça va te demander de la full-concentration, parce que c'est pas n'importe quel film et que t'es accroché dès les premières secondes.

Stoker pour moi ça parle d'une famille détraquée, brisée et rompue par la mort, le deuil et les secrets. C'est un film morbide, c'est un film pervers qui s'attaque à un tabou, mais c'est tout de même paradoxalement un film irrésistible et beau.



En fait, India Stoker, c'est une jeune femme extrêmement discrète, réservée et pas mal associable. Elle est très proche de son père Richard avec qui elle à développé une très grande complicité, alors qu'elle partage avec sa mère une relation compliquée et bien plus qu'houleuse. Alors, lorsque son père meurt d'un tragique accident, sa mort l'affecte énormément. C'est alors que survient son oncle Charlie dont elle à n'avait jusque la jamais entendu parlé.

Sa mère décide de l'héberger un temps histoire de resserrer les liens familiaux en ces terribles moments de deuil et afin d'en savoir un peu plus sur cet homme dont on ne sait pas grand chose, sinon, qu'il a énormément voyagé. Mais India ne l'entends pas de cette oreille. La violente disparition de son père pose des questions, et il en va de même concernant les intentions de ce mystérieux Oncle Charlie ...

J'aime ce film. J'aimerais bien pouvoir le crier sur tous les toits, mais puisque je ne le peut pas, je le ferrais dans ce blog J'AIME CE FILM !!

Quand je te dit que dès les premières secondes ont est pris, c'est pas une blague. Ce qui catch d'abord, c'est l'esthétique, cette fabuleuse esthétique. Rien que dans le déroulement du casting, tu le vois direct et tu sais que tu va avoir à faire à quelque chose de grandiose. La lumière, les sons, les décors, les dialogues, tout a été élaboré pour les beaux yeux du spectateur qui n'a plus qu'a ce laisser porter vers une époque que l'on situe mal, qui est mystérieuse, tellement inquiétante, comme figée dans le temps mais à la fois carrément moderne. Mais c'est avec plaisir que tu te laisse emporter au loin de cette manière, même si tu connais les risques que l'on court à se frotter aux Stoker.




Dans Stoker, ce sont les thèmes de la vengeance, de l'amour, des liens familiaux, de l'inceste ou encore du désir sexuel que l'on retrouve.

Le thème de la mort est drôlement exploité dans ce film, il a plusieurs facettes, ou plusieurs fonctions si vous préférez, et elle peut aussi bien séparer que rapprocher et cette dualité est ... surprenante ! Ou c'est ça, surprenante, et ce qu'elle invite également à faire aussi ... Hypnotisé par le troublant Charlie Stoker vous serez, et que vous le voulez ou non, vous finirez par partager cette attirance malsaine entre les personnages, parce que Charlie Stoker est tellement machiavélique, tellement sadique, tellement troublant et séduisant qu'il vous ferra vibrer.

Si les mots sont simples et innocents, les regards et les attitudes racontent tout autre chose ... et je vous assure que ce double jeu est passionnant !



Et toi mon Jeblonaute, t'es partant pour Stoker ? Oui, non ? Dit-moi tout dans les commentaires !


Etudiante de 18 ans, cinéphile, musico-phile, littérairo-phile, et légèrement folle à plein temps !

Venez, laissez un petit mot doux !!