La mafia du chocolat

18:02 8 Comments A+ a-


Et si demain, le ministère de la santé faisait interdire le chocolat ? S’il le décrétait illicite et le considérait comme une drogue dure à l’instar de l’héroïne et de la cocaïne ? Douce absurdité … j’imagine que cela vous sourire … moi aussi, j’ai eu un énorme sourire quand j’ai vu que le Editions Hachette me le pro^posaient en service de presse … Comment ne peut-on être intrigué/indigné/consterné quand on se retrouve face à un livre à pareil titre  » La mafia du chocolat » d’autant plu que’il et bien plus évocateur que le titre original c soit » Toutes ces choses que j’ai faites » ? Et bien, l’éventualité d’une société similaire à celle dépeinte dans ce livre me parait bien moins absurde que toutes les société décrite dans d’autres romans de dystopie.

L’histoire se déroule en 2083 … le chocolat et le café sont illégaux, le papier est difficile à trouver, l’eau est précieusement rationnée, et la ville de New York est dominée par le crime et la pauvreté. Pour Anya Balanchine, 16 ans, la fille orpheline du criminel le plus célèbre de la ville, la vie est une routine bienheureuse. Jusqu’à ce que son ex-petit ami soit accidentellement empoisonné par le chocolat de la contrebande familiale, et que la police accuse la jeune fille. Brusquement, Anya se retrouve poussée malgré elle sous le feu des projecteurs : au lycée, dans la presse et, plus grave, au sein de sa famille de hors-la-loi…
Le début fut trèèès laborieux pour une raison qui n’est pas tout à fait en lien avec le livre en lui même mais qui m’a un peu gênée. A chaque fois que je me mettais à lire, je n’arrivas pas à me sortir de la tête que l’histoire se passant en 2083, j’avais moi-même 84 ans au moment du récit. J’étais donc déjà vieille (peut-être déjà morte) et surtout orpheline depuis pas mal de temps surement … Se projeter aussi loin à 16 ans; c’est assez troublant; dépriment même ! J’ai d’abord été gênée par cette référence datée. C’est plutôt rare dans les récits de ce genre et je me demande bien quel était l’effet de style précis que cherchait Gabrielle Zevin en faisant pareille démarche. Nous avertir peut-être ? Nous faire prendre conscience de quelque chose ? Quoi qu’il en soit cela est bien inquiétant. Alors, (comme souvent avec moi !) il m’a fallut du temps avant de me lancer à fond dans ce livre.
Au moment où je vous écrit ces lignes, je viens de terminer « La mafia du chocolat » et mon tut premier besoin après avoir tourné la dernière page est de vous dire à quel point ce roman est intelligent.
Intelligent, génial et vraisemblable. Malgré un histoire d’amour « impossible » pas si « impossible » que ça et qui m’a franchement fait tiquer plus d’une fois, je n’ai littéralement pas pu lâcher ce livre. Si on va plus loin que l’idée de base; l’histoire est extrêmement intéressante, tout à fait percutante. Chaque chapitre apporte un peu plus de suspens et le tout est porté par la magnifique Anya Balanchine, personnage principal et narratrice au caractère forgé par les épreuves que lui ont imposées la vie; un personnage que j’ai vraiment fini par aimer !
Et puis il y a aussi la narration a point de vue interne (j’étais obligé de la placer celle-là; big up Mme Cancel !!) qui fait au moins à deux reprises un tour de force en effectuant une magnifique mise en abyme. Ce n’est qu’un détail, et même pas important en plus, mais puisque j’ai été entraînée pendant toutes l’année à déceler ce genre de truc, il fallait bien que j’arrive à l’utiliser quelque part !! ;).
Dans cette atmosphère (presque) plus vraie que nature de la mafia, j’ai douté avec Anya, j’ai vibré avec elle sur la même longueur d’onde et j’ai envié la magnifique histoire d’amitié qu’elle possède avec Scarlet. Et même si le premier tome ne se termine pas en mode « feu d’artifice » comme je l’espérais, il me tarde de découvrir la suite dans La fille du parrain, juste pour passer un peu plus de temps avec Anya …
Et vous alors, qu’est-ce qu’il vous inspire ce livre ?


Références:
VO: All these thing that I’ve done, Gabrielle Zevin
VF:La mafia du chocolat, Gabrielle Zevin
Un roman, Hachette Livre
400 pages, 6.90 €

Etudiante de 18 ans, cinéphile, musico-phile, littérairo-phile, et légèrement folle à plein temps !

8 commentaires

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Ed
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9 novembre 2015 à 21:46 delete

J’ai entendu parler de ce livre. Avec un sujet pareil ca aurait été trop bête de rater ce roman, j’espère vraiment l’apprécier …

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9 novembre 2015 à 21:46 delete

Mais y a pas de raisons !! Tu vas l’adorer !! X)
J’ai moi même eu très peu de mauvais retours de ce bouquin !! :)

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journaldunefan
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9 novembre 2015 à 21:47 delete

Ça à l’air vraiment original! Je pense que je vais mettre ce livre dans ma wish-list :)

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totorotsukino
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9 novembre 2015 à 21:49 delete

j’ai bien aimé mais sans plus; je trouve que l’intrigue part un peu dans tous les sens et que la partie la plus intéressante (la mafia, le chocolat interdit..) n’est pas assez approfondie :/

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9 novembre 2015 à 21:49 delete

Ah zut alors !! Pour moi, c’est exactement le contraire, j’ai trouvé que tout était exactement bien dosé comme il le fallait !! :/

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9 novembre 2015 à 21:49 delete

u fais bien !! ;) Original ? Oui j’aurais aussi pu utiliser ce mot !! :)

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lilithbliss
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9 novembre 2015 à 21:50 delete

L’idée de ce livre est assez originale, cela me fait bien envie !

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9 novembre 2015 à 21:50 delete

Ah ça pour être original !! Ce livre l’est vraiment !! :)

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Venez, laissez un petit mot doux !!