5 bonnes raison de lire « Les filles ne mentent jamais »

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Pace que les mots quand i peuvent pus sortir par la bouche , i restent dans la tête. Et quand y en a trop dans la tête, boum !
Les déchaînés, Flo Jallier
Eléphantiaisis: Marjo p58
Vous n’avez pas l’impression que la fille de la couverture est une version 70’s de moi même ? C’est bête, mais c’est le drôle d’effet que ça me fait … Ce livre, sans être catalogué vieux il n’est pas non plus tout nouveau (2010). Mais alors me direz vous, pourquoi le chroniquer maintenant ? N’allez pas croire que je cache ce live tout une cave sombre depuis 4 ans (je ne suis tout de même pas aussi tordue …). C’est tout simplement parce que je l’ai reçut récemment en service de presse auprès du très sympathique Victor après m’être rendue compte qu’il s’agissait là du seul roman de Flo Jallier que je n’avais pas encore lu et/ou chroniqué … (cf. Mon plus grand combat et Les déchaînés). Mais comme il n’y avait aucunes raison que ce titre passe entre les mailles du filet. Alors j’ai décidé de vous donner 5 bonnes raisons lire Les filles ne mentent jamais … let’s go !!!

Il faisait partit de ce quotidien dont l’œil pavlovien ne distingue plus les détails, ne redessine plus les contours,entrevoit moins encore les possibles. 
La vie.
Les déchaînés, Flo Jallier
La droguerie d’Ali: Nadia p127
Banlieue-en-France, des années 70 à nos jours. Elles sont quatre
« moineaux de téci » : Fatou, Nadia, Marie-Jo et Katérina l’Ukrainienne.
Quatre filles racontant tour à tour leur histoire commune, des bancs
de l’école à l’âge adulte. C’est Marie-Jo expliquant que l’Afrique,
étant « un continent », ça doit sûrement être « une vieille qui porte
des couches » ; c’est la révolte adolescente de Nadia l’insoumise ;
c’est encore leur choc à toutes lorsque, enfants, elles découvrent
la « zézette coudue » de Fatou. Quatre portraits vivants, quatre voix
qui s’écri(v)ent pour – enfin – se faire entendre, dessinant des
existences colorées, lumineuses, chahutées, entre désillusions
et rage de vivre.

1. Le titre

Ne me dites pas le contraire, ce titre, il a la classe. Je sais pas qui de l’auteur ou de l’éditeur à eu cette chouette idée mais franchement j’adhère complètement, je suis sûre que lui seul sera convaincre certains d’entre vous !

2. C’est drôle

Oui, on ne le dirait pas forcément à cause des grands airs de Diva que prend la pseudo-moi de la couverture; mais, raconté en partie par des personnages enfants dont la bêtise n’aura pas fini de vous plier en deux; ce roman sait effectivement être drôle !

3. C’est émouvant

Parce que justement ces personnages; d’abord enfants grandissent au fil des pages; et c’est toujours merveilleux de voir évoluer un personnage, c’est même hyper émouvant. Surtout s’ils sont confrontés à la plume de Flo Jallier, qui d’après moi à toujours su retranscrire les aléas de la vie pour leur donne des airs de drames urbains, magnifique, tordant, poignant; émouvant donc !

4. Parce que c’est un livre de Flo Jallier

Si vous suivez le blog de près, vous savez que ce n’est pas la première fois que le nom de Flo Jallier est cité. Si vous ne le saviez pas, vous êtes invité à vous rendre ici et ici. Bref; Mme Jallier à une plume particulière; entre la vulgarité et la familiarité mais toujours très soignée, emprunte d’une émotion forte et d’une poésie qui ressort dans chacun de ses romans, peut importe le thème abordé, ou l’époque dépeinte, elle a cette signature d’écriture que j’aime, et ses romans sont toujours d’une très grande qualité. Ils écrivent tous le parcours d’une ou plusieurs personnes avec une simplicité qui les rend tout de suite tellement proches et attachant aux yeux du lecteurs. Un style »brut » (au bon sens du terme hein !!), toujours agréable.
La colère ne SUFFIT pas. Faut à tout prix combler le manque. Bouffer. Jusqu’à me sentir grosse; et de grosse moche; et de moche, noire. Voilà j’étais moche, grosse et noire, à cause des blancs entre les mots. Raccourcis, les blancs entres les mots m’ont fait devenir moche, grosse et noire; super raccourcis, c’est la faute des blancs entre les mots. Méga raccourcis, c’est la faute des Blancs. Y a que la colère pour saturer les blancs réduire l’espace. La colère: souffle impétueux, impulsif et puissant. Qui réduit l’espace.
Me mettre en colère souvent, pour réduire l’espace. En colère contre les Blancs.

5. Parce que je vous le recommande (et que je suis une fille !)

Dites moi donc chers Jeblonautes; vous ais-je déjà conseillé un mauvais livre ? Et puisque je suis une fille et que les filles ne mentent jamais; si je vous dit que vous devez absolument lire ce livre; vous me croyez ?

A PROPOS DE L'AUTEURE

Flo Jallier vit à Paris, dans le 20e arrondissement. Elle a joué comme batteuse dans diverses formations – entre autres, Les Coquines, avec neuf musiciennes du monde –, et donné de la voix au sein d’un groupe gospel. Elle se passionne pour les pratiques orientales, de la médecine traditionnelle chinoise aux arts martiaux. Le reste du temps, elle consacre ses talents aux enfants, en tant qu’animatrice dans une école élémentaire. Dans la collection EXPRIM’, elle a publié, entre autres, Les filles ne mentent jamais (paru en partenariat avec Amesty International).
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Vous voulez vous procurer ce petit bijou fait de lettres et de papier ? En voici les références !

Référence
VO: Les filles ne mentent jamais; Flo Jallier
Un roman, Sarbacane
Collection eXprime
203 pages, 15.00 €
Ci-dessous, la playlist du livre, crée par Flo Jallier elle même !

Etudiante de 18 ans, cinéphile, musico-phile, littérairo-phile, et légèrement folle à plein temps !

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