La fille du papillon

16:10 2 Comments A+ a-

« La vie est un rêve, c’est le réveil qui nous tue »
page 19
Deuxième jour de l’éternité
J’ai craqué ! Devant la beauté de la couverture (cf. références). Parce que c’est la première chose que je vois, que je juge, et que j’examine. J’ai craqué, face au titre de ce livre et face à toute la poésie qu’il promettait. Et puis je me suis perdue entre les lignes de ce livre, toutes plus belles les unes que les autres, perdue dans les méandres de l’histoire, de ses rebondissements et à la fin de ma lecture, je me suis écroulé (au sens figuré évidement !) face à la beauté globale du livre, du style de Anne Mulpas, très poétique et très agréable, traitant de sujets graves avec une délicate touche d’humour justement dosée. Je suis tombée amoureuse de ses personnages, tous décrit avec une extrême finesse et énormément de sensibilité et de précision. J’ai aimé ce livre qui se révèle être un véritable coup de cœur ! Moi qui ne suis pas trop branchée poésie, tout était absolument magnifique dans ce roman.
« J’attendais que le ciel s’ouvre, qu’il m’avale, qu’il m’engloutisse, qu’il me mâche lentement sous ses grandes dents d’acier. mais la nuit était douce, désespérément douce et le ciel fermait sa guele avec obstination. Pas moyen de disparaître. Et attendant, je taillais mes crayons ».
Et voilà comment Solveig a décidé de débuter un journal intime. Mais attention : le  » girly « , les ragots et les jérémiades, c’est pas son style. Alors, pourquoi s’y mettre ? Entre autres choses, à cause d’un garçon si spécial qu’elle l’a surnommé « le Monde », de son père, veuf et volage – papillon, donc ; de son amitié trouble avec la Ni… Non, Solveig ne manque pas de bonnes raisons de commencer un journal… ni de fantaisie pour le remplir ! 
Le temps de quelques heures notre vie s’accorde à celle de Solveig qui se révèle être un poil plus complexe qu’au premier abord. C’est avant tout une jeune fille, une adolescente comme une autre avec qui l’on à tout de suite envie de devenir amie. Elle gentille, jeune, jolie, amoureuse, fragile et drôle. On se sens d’attaque pour la suivre dans ses aventures, suivre sa vie et la supporter dans n’importe lesquelles de ses décisions. Même dans les plus improbables et les plus déraisonnables, parce que Solveig devient précieuse, c’est un personnage qui parait vrai. Au fil des pages, on l’observe grandir, braver les interdits, se rebeller sans pour autant qu’elle ne s’en rende compte, ou qu’elle comprennent ce qui lui arrive, et c’est se que j’ai aimé, cette transition progressive, toujours accompagnée de la plume poétique de l’auteure.

Côté personnages, on à quand même un moyen cru. Certains manquent d’approfondissement et d’exploitation pour être vraiment agréable ou intéressants, comme « Le monde« . Heureusement, il ne s’agit là que d’un personnage secondaire, loin d’être aussi important que Manon; La Ni, un personnage haut en couleur, aux multiples facettes, un cocktail explosif de répartie et de caractère, l’une des clefs de l’histoire . . .
La fille du papillon, un grand petit roman de quelques 200 pages qui se gobe en quelques heures (4 pour ma part !). Un petit chef d’oeuvre qui se lit tout seul, d’un bout à l’autre, en un coup sans voir le temps passer. Un livre sensible sur l’adolescence et la perte de repère quand un parent manque, bourré de petits jeux de mise en page très intéressants et qui font toujours plaisir à voir.
Une lecture qui m’a énormément marquée, un livre que je conseille et une auteure que je vous invite à découvrir avec un peu plus d’approfondissement !!

Née à Reims en 1974, Anne Mulpas est écrivain et conteuse. Entre deux nouvelles et un recueil de poésie, elle anime des atelier d’écriture en école, des classes primaires aux collèges, ainsi que dans les musées. Initiée au conte par les plus grands, comme Abbi Patrix et Myriam El Yamani, elle dirige aujourd’hui la compagnie Odyliade, pour laquelle elle à écrit plusieurs pièces. Alors forcément, lire Anne Mulpas, c’est aussi l’écouter vous susurrer:  » Il était une fois » ...



Références

La fille du papillon, Anne Mulpas
Un roman, Sarbacane
Collection eXprime
197 pages, 15.00 €

Etudiante de 18 ans, cinéphile, musico-phile, littérairo-phile, et légèrement folle à plein temps !

2 commentaires

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Lucky Me
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9 novembre 2015 à 19:42 delete

bonjour, je viens juste de découvrir ton (votre ?) blog ! je le trouve super !! et au passage, je crois je vais me trouver ce livre, tu le met vachement en valeur et tu m’a donné envie de le lire ! bravo !! :)

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9 novembre 2015 à 19:42 delete

merci beaucoup; pour tout tes compliments !! :D

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Venez, laissez un petit mot doux !!