Once upon a time in Wonderland

18:23 0 Comments A+ a-


Voilà, comme la plupart des plus grands fans de Once Upon A Time (OUAT pour les intimes) je me suis lancé. J’ai tenté, j’ai essayé et je me suis faite piégée. Comme la plupart des téléspectateurs américains qui sont, à chaque épisode de moins en moins nombreux à suivre les aventures d’Alice et du Valet de Cœur. Tellement peu nombreux qu’après seulement huit épisodes sortis aux États-Unis, ABC (la chaîne qui diffuse la série aux USA) serait déjà entrain de planifier l’annulation de la série qui partait pourtant sur bonnes bases avec une scénario plutôt orignal reposant deux des plus grands classiques Disney Alice au Pays des Merveilles et Aladin. Comme d’habitude, tout est disloqué, déformé, retourné, détourné pour en faire une série qui colle plus ou moins au notre époque. Les bases sont solides mais pour ce qui est du reste . . . au fur et à mesure tout s’effondre lentement et les réalisateurs semblent constamment chercher matière à nous faire enrager.
Désolé mais on ne peut pas ne pas faire le parallèle entre les deux séries, qui se ressemblent bien au delà du fait qu’elles ont été écrite par les mêmes scénaristes. D’abord à cause des effets spéciaux. Dans Once Upon A Time, ils n’étaient pas déjà géniaux mais tout de même largement compensés par une très bonne intrigue, et par des personnages beaucoup plus complexes qu’au premier abord et quelques dialogues accrocheurs. Dans OUAT in Wonderland, effets sont ridicules, les fonds verts sont malheureusement beaucoup trop présent et facilement détectables se qui rend les prestations de certains acteurs comme Naveen Andrews (Jafar), qui est pourtant un très bon acteur, complètement ridicule. Parce qu’on est focalisé sur le mauvais montage qui le représente sur son sordide tapis volant . . . désolé mais non . . . ça ne fonctionne tout simplement pas . . . dans les années 80 ç’aurait pu passer, mais pas à l’aube de 2014. . . Les allusions à la série originale sont malheureusement très peu nombreuses ce qui empêche de faire un lien direct. Et puis Alice en sorte d’aventurière rebelle au grand cœur et éperdument amoureuse de son génie adoré qu’elle souhaite à tous prix sauver  . . . ça ne colle pas du tout à l’image que l’on peut avoir d’elle. Elle est complètement décrédibilisée et devient absolument ridicule elle aussi. Avec nos deux pseudos super méchant, on nous donne encore matière et faire un parallèle plutôt évident avec OUAT. Une reine et sorcier . . . comme c’est original . . .
Heureusement que l’on à Will, The Knave of Heart pour sauver le naufrage. C’est bien seul personnage que j’ai réellement trouvé intéressant. Outre l’incroyable accent très british et très sexy de l’interprète du Valet de Cœur, Will est bien le seul personnage qui ne possède pas de réel défaut au niveau de sa construction. Il est profond, drôle, intelligent, débrouillard et . . . tourmenté ! Il réunit la plupart des ingrédients nécessaires à la fabrication d’un bon personnage.
L’histoire en général est terriblement banale et voir assez faible côté intrigue par rapport à Once Upon a Time et plus généralement par rapport ce à quoi Edward Kistis et Adam Horowitz nous avaient habitué. Outre le fait que certains passages flirtent dangereusement avec l’horreur et l’effroi et marquent une petite innovation dans le style des deux scénaristes tout est incroyablement stagne, aux limites de l’ennui profond . . . et pourtant j’avais envie de l’aimer cette série . . . mais avec ou sans Will, ce n’est tout simplement pas possible. Si les réalisateurs ne changent pas tout de suite leur manières de procéder, je ne donne pas chère de la peau d’Alice et son lapin.
Pour finir, je dirais qu’il y a un côté terriblement faux dans cette série. Outre certains détails que seul les plus grands fans de la série originale pourront déceler (la reine de cœur par exemple). On décèle quelque chose de terriblement surfait dans tout ça. Au final OUAT in Wonderland est beaucoup trop calquée à la série mère et deviens d’un coup largement moins crédible. Je pense que l’on aura placé la barre de nos attentes à un niveau beaucoup trop élevé pour ce spin-off. Le manque de moyens et de temps accordé à cette série se fait cruellement ressentir ce qui est vraiment dommage parce que (je le répète) l’idée de base est brillante. Personnellement je trouve Once Upon A Time in Wonderland plutôt décevant, par rapport à ce que j’avais pu imaginer, mais le tout reste tout de même assez cohérent et tient debout . . . à défaut de vous conseiller les huit épisodes (qui sont un saoulant à la longue !) je vous conseille au moins le Pilot ! C’est à vous de voir ! Peut-être que cette bande annonce vous aidera dans ce cas ?

Etudiante de 18 ans, cinéphile, musico-phile, littérairo-phile, et légèrement folle à plein temps !

Venez, laissez un petit mot doux !!